Le dossier : Réforme des études
Le contexte :
La réforme des études supérieures en France comprend deux axes :
La réforme universitaire européenne soumise à un délai défini par les accords de Bologne
Le processus de « La Sorbonne/Bologne » (1998 1999) est une initiative intergouvernementale qui vise à construire un espace européen de l’enseignement supérieur attractif pour le reste du monde : « il s’agit, en particulier, de développer et démocratiser la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs, de favoriser la reconnaissance des diplômes dans toute l’Europe, et par là même de rendre cet espace lisible et attractif à l’échelle du monde entier ».
L’architecture des études supérieures est bâtie sur 4 grades : le baccalauréat, la licence, le nouveau grade de master, et le doctorat. L’appellation commune de cette réforme générale est L.M.D. (Licence, Master, Doctorat).
L’Université souhaite se diversifier et s’ouvrir sur la professionnalisation, et sortir des enseignements tubulaires, pour laisser aux étudiants le droit de se tromper et de raccrocher d’autres cursus. Le système LMD correspond à une spécialisation progressive et passe par une mutualisation des enseignements, ce qui ouvre des possibilités de changement d’orientation pour les étudiants.
La réforme des études des professions de santé qui pourraient intégrer le cursus universitaire...
... et s’ouvrir sur le monde de la recherche dans le cadre de la réforme universitaire européenne.
Le projet de réforme proposé par l’ADLF, qui s’appuie sur le principe
« une seule formation……….pour un seul métier, avec un seul diplôme »,
est conforme :
- aux recommandations internationales :
L’ICDA exige un niveau « Bachelor », correspondant à un minimum Licence, pour la formation initiale. Un ultimatum est fixé pour 2008. - au référentiel de compétences européen (Benchmark) :
A l’Assemblée Générale de l’EFAD en Juin 2005, 21 associations ont voté à l’unanimité ce référentiel.
Le document traduit en français |
Le document original en anglais - aux propositions nationales :
L’ADLF a rédigé, en 2004, un référentiel métier, basé sur les compétences attendues selon les champs d’activités et d’application investis (Information Diététique n°2-2004). Ce référentiel sera revu en groupe de travail (UIPARM, ….) et validé par d’autres professionnels. Ce projet, c’est une formation compétitive, universitaire pour tous les diététiciens avec :
Un grade Licence, niveau universitaire, validé par un Diplôme d’Etat délivré par le ministère de la Santé et donnant le droit d’exercer.
Ce niveau pourra être poursuivi par un grade de Master amenant à un niveau d’expertise, intéressant notamment dans le cadre du transfert de compétences pour les coopérations interprofessionnelles.
Enfin la poursuite vers un grade Doctorat peut-être envisagée pour une partie de la profession qui souhaite se diriger dans la recherche et l’enseignement doctoral.
L’attitude de l’ADLF
L’ADLF adhère aux réflexions de la Fédération Européenne des associations de diététiciens (EFAD) et la Confédération Internationale des Associations de diététiciens (ICDA), qui travaillent et produisent des documents de référence en regard des accords de Bologne, pour harmoniser les études des diététiciens et permettre le libre passage d’un pays à l’autre (EFAD : Benchmark ou référentiel de formation des diététiciens qui sera prochainement sur le site. ICDA : une définition généraliste du diététicien, et un positionnement ferme pour n’accepter que les associations dont les diététiciens ont au minimum un niveau licence).
L’ADLF adhère aux actions de l’UIPARM (Union Interprofessionnelle des associations de Rééducateur et Médico technique).
UIPARM s’est mobilisée rapidement pour entrer dans les discussions et négociations en vue de la réforme des professions paramédicales, leur universitarisation et européanisation. UIPARM propose un curriculum de formation à l’université, en 3 à 4 ans, et la volonté d’essayer de bâtir des formations parallèles entre les différentes professions.
Les normes européennes

